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Définitions

La mesure du phénomène est difficile en raison de l'absence d'une définition ou de critères partagés sur ce que recouvre l'illettrisme.


Le terme "illettrisme" apparaît pour la première fois dans le rapport moral du mouvement ATD Quart-Monde en 1978. La véritable prise de conscience de la problématique intervient en 1984 avec la parution du rapport Des illettrés en France.


Depuis, différentes définitions ont été avancées pour tenter de caractériser la population concernée. La définition la plus récente (2003) a été rédigée par l'ANLCI :

"L'illettrisme qualifie la situation de personnes de plus de 16 ans, qui, bien qu'ayant été scolarisées, ne parviennent pas à lire et comprendre un texte portant sur des situations de leur vie quotidienne, et/ou ne parviennent pas à écrire pour transmettre des informations simples.
Pour certaines personnes, ces difficultés en lecture et écriture peuvent se combiner, à des degrés divers, avec une insuffisante maîtrise d'autres compétences de base comme la communication orale, le raisonnement logique, la compréhension et l'utilisation des nombres et des opérations, la prise de repères dans l'espace et dans le temps, etc ...
Malgré ces déficits, les personnes en situation d'illettrisme ont acquis de l'expérience, une culture et un capital de compétences en ne s'appuyant pas ou peu sur la capacité à lire et à écrire. Certaines ont pu ainsi s'intégrer à la vie sociale et professionnelle, mais l'équilibre est fragile, et le risque de marginalisation permanent. D'autres se trouvent dans des situations d'exclusion où l'illettrisme se conjugue avec d'autres facteurs."


Les situations d'illettrisme sont à différencier des situations d'analphabétisme. L'analphabétisme désigne l'absence ou l'insuffisance de la capacité à lire et à écrire en langue française, mais pour les personnes étrangères ou d'origine étrangère n'ayant jamais appris un code écrit.