Après la production, les entreprises françaises délocalisent-elles aussi leurs activités de recherche et développement ? « Nous avons reçu des alertes, confidentielles, qui tendent à le laisser penser », explique Philippe Adnot, sénateur et président du conseil général de l'Aube, qui vient de se voir confier par la commission des finances du Sénat une mission sur la localisation des centres de R&D et d'ingénierie. (...) L'inquiétude n'est pas nouvelle. Après la grande vague de délocalisation de la R&D dans le domaine des services informatiques en Inde, dans le milieu des années 2000, les doutes ont concerné Alcatel Lucent en 2007, puis l'industrie automobile, Renault en tête et plus récemment la pharmacie française avec Sanofi-Aventis. Objectif : la Chine principalement, qui pratique une politique très attractive pour les industriels en proposant d'accéder à des infrastructures de recherche, liées à des universités, ultra-équipées et à des chercheurs bien formés, contre un partage des résultats.
Aurélie Barbaux. Usine nouvelle.com (les blogs de la rédaction) 22/02/2010
